Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, nous sommes en guerre.
L’activité hôtelière souffre. La morosité ambiante pèse sur les TO et les propriétaires regardent leurs tableaux de bord avec une attention alarmiste. Les postes de direction continuent de circuler. Mais ce qu’on attend ce n’est certainement pas une simple adéquation à la culture et aux valeurs de l’entreprise. On attend d’un directeur d’hôtel un pilote de performance financière qui sait aussi gérer des équipes et satisfaire des clients..
La majorité des candidats ne l’ont pas encore intégré. Je le vois en entretien. Des profils certes expérimentés qui parlent bien de leur établissement, culture managériale, satisfaction client. Mais qui perdent le fil dès qu’on leur pose la question : « comment vous allez chercher de la top line et optimiser la bottom line dans les douze prochains mois » ?
Silence. Ou généralités. Ou une réponse qui commence par « je pense que… » sans jamais atterrir sur un chiffre, une méthode, un levier concret.
Ce n’est pas un manque de compétence. C’est un manque de langage. Et dans un entretien, le langage, c’est le signal.
Voici ce que je conseille.
**𝗖𝗲𝘀𝘀𝗲𝘇 𝗱’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘀𝗲 𝗹𝗮 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲. 𝗣𝗼𝘀𝗲𝘇-𝗹𝗮 𝘃𝗼𝘂𝘀-𝗺𝗲̂𝗺𝗲. Intégrez dans votre présentation un moment où vous prenez l’initiative d’aborder la performance économique de votre établissement. « Sur cet établissement, voici comment j’ai piloté le RevPAR, voici les arbitrages de pricing que j’ai faits, voici ce que ça a produit. » Vous n’êtes plus quelqu’un qu’on interroge sur les chiffres. Vous êtes quelqu’un qui pense en chiffres.
**𝗔𝗽𝗽𝗿𝗲𝗻𝗲𝘇 𝗮̀ 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝘃𝗼𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀, 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀. « J’ai amélioré le TO » est un résultat. « J’ai identifié que notre mix clientèle était trop dépendant des OTA sur le segment loisir, j’ai réorienté l’effort commercial vers le corporate de proximité, et j’ai récupéré six points de marge nette en réduisant les commissions » est une décision. La différence entre les deux, c’est la démonstration d’une pensée économique. C’est exactement ce que le marché cherche aujourd’hui.
**𝗧𝗿𝗮𝗱𝘂𝗶𝘀𝗲𝘇 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗶𝗺𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲́𝘁𝗶𝗲𝗿 𝗲𝗻 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲. La QVT qui réduit l’absentéisme de 20% libère du budget intérim. Un management qui stabilise les équipes réduit les coûts de recrutement et de formation. Une culture d’établissement forte améliore la note Google, qui améliore le taux de conversion directe, qui réduit la dépendance aux intermédiaires. Tout se tient. Tout se chiffre.
La guerre est là et ceux qui ajustent leur discours maintenant, qui apprennent à parler le langage du ROI ne subissent pas le marché. Ils le devancent.
Si vous voulez travailler ce positionnement, ma messagerie est ouverte.